Accueil | Lieu | Contact
In Pension  |   Nos Chambres  |   Les Activites  |   Livre D´or  |   Nos Photos  |   Cappadoce

Résérvation  |   Vue à 360°

 
Cappadoce
 
La Cappadoce est une région qui se trouve dans le centre de l'Anatolie, la partie asiatique de la Turquie. Bien qu'aujourd'hui elle se restreint aux villes Kayseri, Kirsehir et Nigde, dans l'histoire elle était beaucoup plus étendue durant l'occupation romaine, d'après le livre "Géographica" de Strabon vécu pendant les romains. Le bassin d'érosion de la région de la Cappadoce est un ancien plateau dont le sol est constitué d'un tuf d'origine volcanique, très tendre, formé par l'agglomération de cendres et de boues rejetées par l es anciens volcans Erciyes Dagi (l'ancien Argée), Hasan Dagi, Melendiz Dagi, Göllü Dag. Par suite d'une intense érosion, le sol s'est lézardé ou désagrégé en donnant au paysage un aspect fantastique. Parfois, surtout au S. où le plateau est formé d'un tuf très pur et très homogène, de ruisseaux ont entaillé le plateau en creusant d'étroits vallons. Ailleurs, là où le tuf est mêlé à des roches plus résistantes qui ont protégé de l'érosion les masses sous-jacentes, le plateau s'est usé en prenant des formes étonnantes. On rencontre alors, dans le fond des vallées, des cônes, des colonnes, des tours, des pyramides ou des aiguilles dont la hauteur peut atteindre jusqu'à une trentaine de mètres. Les cônes sont parfois surmontés d'un bloc de roche dure ralentissant le phénomène d'érosion sur les parois jusqu'au jour où le cône, miné par les eaux de pluie, ne pouvant plus supporter son chapiteau naturel, celui-ci sera précipité du haut de son socle, laissant les pointes s'effiler, les profils se régulariser au point d'atteindre des formes géométriques presque parfaites.

           La Période des Colonies Commerçantes Hatti, Assyrienne (3000-1750 av. J.C)
           La métallurgie était à son apogée en Anatolie à l'époque de l'ancien âge du bronze. Surtout vers la fin de cette période, la métallurgie a subi un grand développement dans le nord de l'Anatolie centrale.

           Au nord de la Mésopotamie (2000- 1750 av.J.C), les commerçants assyriens, ont instaurés les colonies commerçantes et donc été les premiers à pratiquer le commerce. Le centre de ce commerce était le centre de Kanis-Karum ( karum signifie l'endroit où l'on pratique le commerce) à Kültepe dans le département de Kayseri. L'un des autres centres où l'on pratiquait le commerce et dont le nom figure sur certains documents est Karum-Hattusas (Bogazköy). L'Anatolie riche en or, argent et cuivre, était très pauvre en étain, important pour la fabrication de bronze. Les produits importés par les commerçants étaient entre autre l'étain, les tissus et parfums. Grâce aux commerçants assyriens, pour la première fois en Anatolie apparaît l'écriture. Les tablettes de la Cappadoce, nom donné aux écritures cunéiforme des anciens assyriens, nous font découvrir le système de taxe et d'intérêt qu'utilisait les assyriens. 30% d'intérêt était imposé au peuple qui avait une dette, 10% aux hommes de classe sociale plus élevée et 5% était imposé sur les produits vendus aux rois d'Anatolie. Toujours d'après les écrits assyriens, les femmes anatoliennes avaient un contrat de mariage qui comportait certains articles protégeant leurs droits. Mis à part l'écriture, les commerçants assyriens ont importés en Anatolie, la métallurgie, les cachets cylindriques, les temples. L'Anatolie a donc pu approfondir son art tout en restant influencé par l'art mésopotamien. De ce fait, les bases de l'art hittite étaient déjà bien encrées.

           La période Hittite (1750-1200 av J.C.)
           Au début du deuxième millénaire av.J.C, les Hittites venant d'Europe en passant par les Caucases, s'installèrent en Cappadoce et formèrent leur empire. Leur langue appartient au groupe de langue indo-européenne. La capitale de l'empire Hittite était Hattusas (Bogazköy). Les villes les plus importantes; Alacahöyük et Ali s ar. La région de la Cappadoce était un point stratégique pour les hittites. Des passages, des canaux d'eau et des bas-reliefs monumentaux ont été retrouvés. Ces monuments nous ont aidé pour découvrir la route parcourue par les hittites vers le sud. À Kayseri, au sud de la montagne Erciyes, deux très grands bas-reliefs ont été exécutes; Fraktin Tasçi et Imamkulu pour honorer les dieux. Le grand roi Hattu s ili III et la reine Puduhepa ont voulu prouver leur reconnaissance aux dieux et en même temps prouver la grandeur de leur empire.

           La période des hittites tardifs (1200-700 av.J.C)
           Après que les phrygiens voulant anéantir l'empire hittite, ont détruit les plus grandes villes de l'empire en Anatolie centrale. Plusieurs royaumes des hittites tardifs sont formes en Anatolie centrale et en Anatolie de sud-ouest. L'un de ces royaumes prit le nom de royaume Tabal dans la région de la Cappadoce, dans les villes de Kayseri, Ni g de et Nev s ehir. Des reliefs rupestres avec hiéroglyphes ont été retrouvées à Gulsehir-Sivasa (Gökçetoprak), Acigöl-Topada, Hacibektas -village de Karaburna.

           Le Royaume Perse et Le Royaume de la Cappadoce (585-332 av J.C)
           La fin de la souveraineté phrygienne par les barbares a fait influer d'abord, les Lydiens (585 av.J.C) pour une courte période puis les Perses (547 av.J.C). Les perses ont gouvernes cette région par les gouverneurs qu'ils nommèrent "Satrape". En langue perse (Katpatuka) le nom donné à la Cappadoce signifie; le pays des chevaux. Les perses, d'après leurs croyances, considéraient le feu comme sacré et donc ils vénéraient les volcans Erciyes et Hasan D a gi . De la Cappadoce, ils émigrèrent vers l'Egée et élargirent ainsi la route royale qui menait à leur capitale. Le roi macédonien Alexandre a vaincu les armées perses et anéanti ce grand empire (334-332 av.J.C). Alexandre s'est trouvé en face d'une grande résistance en Cappadoce. Le commandant Sabiktas a été chargé de contrôler cette région. Le peuple étant contre Alexandre a nommé le noble perse Ariarathes comme roi. Monarque très actif, Ariarathes I (332-322 av.J.C) a élargi les frontières de son royaume de la Cappadoce. Le royaume de Cappadoce a été en bonne harmonie avec Alexandre jusqu'à sa mort. Nommée province romaine en 17 ap-J.C, la région a lutté contre les macédoniens, les ponts, les gallates et romains.

           La périod Romaine (17-395)
           En 17, Tiberius annexa la Cappadoce à Rome et mis fin aux querelles. Après la conquête de la région par les Romains, ils construisirent une route menant à l'Egée. Cette route était importante pour le commerce et les armées. Les romains ont mis en place une légion pour éviter les invasions venant de l'est et les immigrations.

           Sous l'empereur Septimius Severus, la région dont le centre était Kayseri a gagné une importance économique mais elle a été envahie par les sassanides venant de l'Iran. Gordianus III a fait construire des murailles autour de la ville pour éviter toutes les invasions eventuelles. À cette époque, les premiers chrétiens s'établirent de plus en plus dans les villages en faveur des villes. Au IVème siècle, Kayseri était un centre religieux important. Les chrétiens choisirent Göreme et ses environs pour vivre suivant le mode de vie de Saint Basil et construisirent des monastères dans la roche pour y habiter et mener cette vie.

           La Période Byzantine (397-1071)
           Au moment de la division de l'empire de Rome, la Cappadoce resta sous la domination de l'empire romain de l'est. La première partie du VII ème siècle a vu se disputer des guerres entre sassanides et les byzantins. sassanides ont tenu la région entre leurs mains pendant 6-7 ans. En 651, Calife Osman a vaincu sassanides et la région tomba cette fois dans les mains des arabes. Léon III influencé par la religion musulmane a fait interdire les icônes En face de cette situation, les chrétiens iconodules commencèrent à se cacher. Le mouvement iconoclastique a duré près d'un siècle (726-843). Pendant cette période l'influence de l'iconoclasme a été forte les icônes étaient un moyen de pouvoir se cacher et pratiquer un culte.

           La Période Seldjoukide (1071-1299)
           Les seldjoukides étaient originaires d'Asie centrale et leur fondateur était Selçuk Bey, Oguz des turques. Au Xème siècle, l'islamisme s'était fort étendu et les seldjoukides qui avait reconnu l'islam comme leur religion, s'efforçaient de convertir les peuples et d'annexer des territoires aux leurs. Une nouvelle période a commencé en Anatolie au moment où l'empereur byzantin Romanos Diogenes a été vaincu par le petit-fils de Selçuk Bey, Alparslan en 1071.

          En 1075, L'État seldjoukide est installé en Anatolie. En 1082, Kayseri est conquis et la Cappadoce appartient alors à l'état seldjoukide. l'Anatolie, centre du christianisme se trouve insérer à la religion musulmane qui s'étend alors de l'Afrique du Nord au proche et moyen orient. La conquête de L'Anatolie Centrale par les Seldjoukides n'a pas affecté l'autorité religieuse du patriarche. Dans la région de Ihlara, dans l'église Saint Georges qui daterait du XIIIème siècle, on a retrouvé des inscriptions racontant avec enthousiasme le Sultan seldjoukide Mesud II et l'empereur byzantin Andronicus. Au XIIIème siècle, l'empire seldjoukide d'Anatolie est au déclin et les familles riches ont formé leur principauté dans des différentes régions du pays. En 1308, les Ilhans d'origine mongole arrivent en Anatolie et détruisent la ville la plus importante de la Cappadoce; Kayseri. Les sultans seldjoukide se trouvent dominé par les mongols. L'Anatolie est alors divisée en fief.

           La période Ottomane (1299-1923)
           La période ottomane s'est passée assez calmement en Cappadoce. Nevsehir était un petit village relié à Nigde jusqu'à l'arrivée de Damat Ibrahim Pasa. Au XVIIIème siècle, surtout avec l'arrivée de Damat Ibrahim Pasa. Nevsehir, Gülsehir, Özkonak, Avanos et Ürgüp se sont enrichies de constructions; mosquées, médersas et fontaines. Dans le centre du bourg de Özkonak, un pont à été construit pour le passage de Sultan Yavuz Selim. Tout comme les seldjoukides, les ottomans sont restés très tolérant vis à vis du christianisme. L'église Constantin et Hélène à Ürgüp/Sinasos du XVIIIème siècle, l'église Dimitrius à Gülsehir du XIXème siècle et l'église orthodoxe de Derinkuyu sont les plus beaux examples de la période.
 
         CAVUSIN
 
         Çavusin se trouve à 2 kms sur la route Göreme-Avanos et est l'un des plus vieux centres habités de la région. L'église de Saint Jean-Baptiste est située sur les hauteurs de la région. C'est probablement la plus vieille église de la région construite et peinte au Vème siècle. Dotée_ d'une cour, ce qui est très rare en Cappadoce, elle a été totalement détruite par les éboulements de pierre. Les ruines de l'ancienne vallée de Çavusin étaient l'endroit où vivaient les derviches et leur population. Tout près de Çavusin se trouve Güllüdere et cinq églises, L'église Haçli près de la vallée a servit de place forte contre les invasions arabes.

           L'église de Çavusin (Nicephore Phocas)
           Le long de la route Göreme-Avanos, elle est a 2,5 kms de Göreme. D'une nef très haute, d'une voûte en berceau et de trois absides, le narthex de l'église a été détruit. L'église daterait de 964 ou 965. Les scènes sont; l'Annonciation, la visite, la preuve de la virginité, la fuite en Egypte, le deuxième rêve de Joseph, la mission des Saints, l'Adoration des Mages, massacre des enfants innocents, la poursuite de Elisabeth, le meurtre de Zacharie, l'épreuve de Joseph et Marie, le Voyage vers Bethlehem, la Nativité, la Cène, la Trahison, la descente à l'enfer, le Baptême, Jésus devant Pilate, Jésus sur le chemin du Golgotha, la Crucifixion, la mort du Christ, l'entrée à Jérusalem, la Résurrection du Christ, le miracle de l'aveugle, la descente de la croix, les femmes devant le tombeau vide, sur les murs de l'abside.
 
         PASABAGI
 
         Pasabagi est sur la route de Göreme-Avanos. Autrefois nommé la vallée des Prêtres (Rahipler Vadisi), le paysage de Pasabaglari est composé de cheminées de fée. Ces cheminées de fée ont un tronc et une tête assez larges. Certaines d'entre elles ont été creusée dans le but d'habitation, d'autres comme chapelles. La cheminée de fée qui abrite la chapelle Saint Simon possède trois têtes et renferme une cellule de retraite. On parvient à cette cellule par un entrée étroite décorée d'une croix. L'intérieur est aménagé d'un four d'une pierre qui servait et de siège et de chambre. Une petite fenêtre permet à la lumière de pénétrer à l'intérieur de la cellule. Au Vème siècle, Saint Simon vivait une vie isolée jusqu'au moment où ses miracles se répandirent. Il décida de s'éloigner des harcèlements de la foule et s'installa au sommet d'une colonne de 12 mètres puis de 15 mètres. Il ne descendait de celle-ci que pour prendre la nourriture déposée par ses disciples. En Cappadoce, les ermites choisissaient une cheminée de fée de 10 - 15 mètres et s'y installaient. Leur seul mobilier était un banc de pierre sur lequel ils dormaient.
 
         ZELVE
 
         Zelve est à 5 Km de Avanos et à 1 Km de Pasabaglari. La ville a été construite sur les pans nord et raides de la colline de Aktepe. Zelve regroupe trois vallées, c'est l'endroit où il y a le plus de cheminée de fée. Les cheminées de fée de la vallée on un tronc élargi et un sommet pointu. Tout comme Uçhisar, Göreme et Çavusin, il est impossible de dire exactement quand les habitations troglodytes ont apparu à Zelve.

          On sait surtout qu'entre le IXème et le XIIIème siècle, Zelve était un centre chrétien important et que les prêtres y ont fait leur premier séminaire. L'église Direkli qui se trouve sur les flancs de la colline remonte au début de la vie monastique. Les croix en relief utilisées dans la décoration remonte plus tôt du style iconoclastique. Les églises antérieures à la période iconoclastique sont Balikli, Üzümlü et Geyikli situées également dans la vallée.. Un tunnel s'ouvrant sur les deux vallées où se trouve actuellement un moulin, des pigeonniers et une mosquée. Jusqu'au 1952, la vallée a été habitée.

           L'église Balikli et Üzümlü
           Elle se trouve dans la troisième vallée de Zelve à l'est de la cour naturelle d'un monastère. La voûte à moitié détruite porte dans un cercle la croix de Malte sur laquelle figure les anges Michel et Gabriel. À l'entrée sur la gauche, dans la forme d'une cellule se trouve la chapelle du Sud à une nef, une abside et une voûte en berceau. Sur les cotés une plate-forme qui servait de siège. Sur l'abside dans un cercle rouge est représenté Jésus portant la Bible dans ses mains. Sur les côtés de l'abside, dés triangles remplis de point et cercles. Sur la voûte; la croix de Malte et des cercles concentrés. La chapelle date certainement du X ème siècle.
 
         AVANOS
 
         Avanos qui est à 18 Km au nord de Nevsehir, portait autrefois le nom de Venessa. La ville a beaucoup d'atelier de poterie et céramique qui lui parviendrait déjà des hittites qui habitaient dans la région.

           La terre rouge provenant de la rivière Kizilirmak prend la forme dans les mains habiles des artisans d'Avanos. Près de Avanos, sur les bords de la rivière Kizilirmak, un tombeau romain en marbre a été découvert, fait très intéressant pour la région de la Cappadoce. Ce tombeau a été découvert par hasard en 1971. Pillé plusieurs fois, il n'a jamais été possible de savoir à qu'il appartenait. D'après les analyses effectuées sur le squelette, on a pu découvrir qu'il appartenait à une femme qui utilisait le henné aux cheveux. Deux beaux exemples d'architecture seldjoukide (XIIIème siècle) sont à visiter à Avanos; le caravansérail Sarihan et la mosquée Alaaddin.
 
          IHLARA VALLEY
 
          La vallée de 14 km commence à Ihlara et se termine à Selime. Cette vallée dont la hauteur varie entre 100 et 150 mètres refoule d'abris, tombes et églises. Certains abrit(e)s sont reliés entre eux par un système de tunnel. En raison de ses particularités géomorphologiques, la vallée a été l'endroit de retraite de nombreux prêtres et la cachette idéale lors des guerres de religion.

           L'église Agaçalti
           L'église daterait du IXème siècle ou XIème siècle. L'église est de plan en croix avec une voûte en berceau. L'abside centrale et l'abside sud ont été détruites. En face de l'entrée se trouve un portrait de Daniel. C'est pour ça que l'on appel aussi cet édifice, l'église Saint Daniel. Les fresques ont été réalisées sur un fond blanc dans des tons rouges, gris et jaunes. La voûte du côté gauche du bras de la croix est décoré de motifs floraux et géométriques. Les scènes représentées sont; l'Annonciation, la visite, la Nativité, l'Adoration des Mages, la fuite en Egypte, le Baptême, la mort de la Vierge Marie, Saint Daniel et les lions, sur la voûte -l'Ascension et les saints.
           L'église Yilanli
           L'église qui date de la fin du IXème siècle est de plan en croix avec une seule abside et une voûte en berceau. Des sépultures ont été découvertes sur le mur nord de la chapelle. L'église a pris le nom de yilanli (au serpent) à cause d'une fresque représentant quatre pécheresses se faisant agresser par des serpents. Malheureusement, on ne sait pas pourquoi la première pécheresse se fait agresser . La faute de la deuxième femme est de ne pas avoir allaiter son enfant. La troisième femme parce qu'elle a menti et la quatrième femme se fait mordre par les serpents pour ne pas avoir écouter et accepter.
 
         GOREME
 
         Göreme se trouve à 10 Km de Nevsehir parmi des vallées au centre du triangle que forment les villes de Nevsehir, Avanos et Urgüp. Les anciens noms des ce site de Göreme sont; Korama, Matiana, Maccan et Avcilar. Un document sur Göreme datant du VIème siècle a été retrouvé et nous incite à penser que le plus vieux nom de Göreme serait Korama. Sur ce document il est dit que Saint Hiéron y est né vers la fin du IIIème siècle et fut tombé martyr à Malatya avec ses 30 amis. Sa main aurait été coupée puis donnée à sa mère qui la ramena à Korama. Ce martyr figure sur l'une des fresques de l'église Tokali au musée en plein air de Göreme.

           Un grand nombre de cheminée de fée se trouvant à Göreme et ses environs ont été utilisés comme sépulture à l'époque romaine. Göreme a été pour les chrétiens à la première moitié, du Moyen-Âge un centre religieux important. Aux alentours du XI et XIIIème siècle, les alentours d'Aksaray dont Mokissos étaient un centre épiscopal. Il n'a pas été retrouvé assez de trace pouvant affirmer la date exacte des constructions de monastères, églises et chapelles se trouvant à Göreme et ses alentours. C'est pour cette raison que nous les classons suivant les icônes et leurs architectures.

           Le Musée en Plain Air de Göreme
           Vers la fin du première siècle, la Cappadoce comptait un nombre très important de chrétiens. Kayseri et Malatya sont restés très longtemps des centres du christianisme. Au IIIème siècle, les prêtres ont utilisé toutes leurs forces de caractère pour rendre cette région en un centre du christianisme vivant. Au IVème siècle, trois grands Saints étaient déjà originaires de la Cappadoce (l'évêque de Kayseri le Grand Basil e, son frère Grégoire de Nyssa et Grégoire de Naziance). Ces trois grands prêtres ont donnés naissance aux idées et formes du christianisme. Les manières et la doctrine de Basile a encore aujourd'hui une grande importance pour les chrétiens. Par exemple; il a enseigné en période de famine, à partager son pain quotidien avec un pauvre.

          Basile avait choisi une vie très simple loin des villages et banlieue, il s'était retiré et avait formé des sortes d'endroit de recueillement. Sous le contrôle d'un prêtre, des rituels de prière journalière avaient été instaurés. Mais comme il en est question en Egypte et en Syrie, il n'y avait pas de distinction dans les groupes chrétiens en Cappadoce. La réforme qu'avait apportée Basile dans les églises de la Cappadoce, était les prières en communauté. Ce système a pris naissance dans ce que l'on nomme aujourd'hui, le musée en Plein air de Göreme. Les églises de Soganli, Ihlara et Açiksaray adoptèrent par la suite ce système de prière en communauté.
 
         UCHISAR
 
          Uçhisar est situé sur la route de Nevsehir-Göreme à 7 K m de Nevsehir. Se situant sur le point culminant de la région, Uçhisar est la plus vieille agglomération de la région dont on ne connaît pas exactement la date de sa formation. Son plan urbain ressemble à celui d'Ortahisar et de Ihlara dont la forteresse a même des ressemblances.

           La citadelle d'Uçhisar est le point culminant et panoramique de la région. Les nombreuses pièces composant cette citadelle sont reliées entre elles par des escaliers, corridors et tunnels. Chaque pièces, co mme dans les villes souterraines peuvent être contrôle les entrées et sorties grâce à une grosse pierre qui servait de porte. Autrefois composée de nombreux étages, on ne peut aujourd'hui en voir que quelques uns.Certaines cheminées de fée se trouvant au nord, à l'est et l'ouest de la ville, étaient utilisées à l'époque romaine comme sépulture.

           Que ce soit sur les contreforts de la citadelle, ou dans celle-ci même, un petit nombre d'églises ont été creusées dans la roche.

           Très détérioré, le sommet de la citadelle, comporte des sépultures de la période byzantine. Tout comme les citadelles d'Ortahisar et Ürgüp, la citadelle d'Uçhisar possédait un système de défense important dont des tunnels qui conservent avec eux leurs secrets. Mis à part la citadelle, les sépultures, les cheminées de fée et de nombreux pigeonniers ont été construites.
 
         URGUP
 
         A 20 Km à l'est de Nevsehir, Urgup est l'un des centres important de la région. Comme Göreme, Urgup a reçu au cours de son histoire plusieurs noms. À l'époque byzantine; Osiana (Assiana) et Agios Prokopios. Sous les seldjoukides; Bashisar, les ottomans la nommèrent Burgut Kalesi et devient à partir des premières années de la république; Urgup.

           Dans l'antiquité, Urgup prenait place à l'est de la rivière Damsa, sur les flancs de la montagne Avla sous le nom de Tomissos. Les fouilles effectuées à Urgup et ses environs ont permit de mettre à jour des tombeaux romains creusés dans la roche. Sous Byzance, Urgup était un centre religieux important. Les églises et monastères étaient des centres épiscopaux. Au XIème siècle, Urgup était pour les seldjoukides une importante forteresse s'ouvrant sur les villes non moins importantes de Konya et Nigde. Au centre de la ville, les turbos de Altikapili et Teme n ni relèvent de cette époque. Le turbé Altikapili appartient à une mère et sa fille. De forme hexagonale, chaque face a une fenêtre en arc. Sur la colline Temenni, deux autres turbés sont à voir. Pour la première fois de son histoire, Urgup perd de son importance au XVIIIème siècle en faveur de Nevsehir. Le Sadrazam Damat Ibrahim Pacha choisit sa ville natale, Nevsehir (Muskara), pour exercer sa profession de juge. L'écrivain Semsettin Sami écrit dans son oeuvre sur l'histoire et la géographie Kamus-ül Al a m (1888-1900) que Urgup comprenait 70 mosquées, 5 églises et 2 bibliothèques.

           L'église de Pancarlik
           Elle date de la première partie du XIème siècle et se trouve dans le bourg de Ortahisar sur la route de Urgup-MustafaPa s a dans la vallée de Pancarlik. Un plafond droit, une seule nef et abside forment son architecture. Les peintures en bon état sont peintes sur un fond dans les tons verts. En regardant ces fresques on pourrait penser que deux artistes les ont réalisées dans des styles différents et des époques différentes. Mais des études ont prouvé le contraire.
 
         ORTAHISAR
 
         Ortahisar est à 6 km sur la route Nevsehir-Ürgüp. La citadelle de Ortahisar, un exemple de l'art civil, a servi d'habitation et de point stratégique. La citadelle a servi de dépôt pour les pommes de terres et pommes produites dans la région ainsi que pour les oranges et citrons importés de la région de la méditerrannée.

           Les vallées de Ortahisar renferment des églises et monastères intéressant. Par exemple; les églises Sarica, Cambazli, Tavsanli, Balkan Deresi et le monastère Hallaç Dere.

           L'église de Üzümlü
           Elle se trouve dans le bourg de Ortahisar à l'ouest de la vallée Kizilçukur. L'église a été creusée dans une cheminée de fée comme le complexe d'un monastère. L'église est de plan carré avec une abside et une nef. La nef au plafond droit est décorée d'une riche toile. Sur un fond de couleur orange, une croix est représentée à l'aide de cercles et de rectangles. Les côtés sont ornés de grappes de raisin et de motifs géométriques ainsi que la croix de Malte en bordure. Bien que l'on ne sait pas certain de la date exacte de l'église, on pense au VIIIème ou IXème siècle.

           Les scènes sont: sur l'abside - la Vierge Marie et l'enfant Jésus dans ses bras, sur les côtés - les anges Gabriel et Michel, sur les colonnes nord et sud de la nef - les douze apôtres et les saints docteurs.
 
         NEVSEHIR
 
         De son nom antique Nyssa, la ville prit le nom de Muskara sous l'empire ottoman. L'intérêt tout particulier que portait le beau-fils ( damat ) du Sultan Ahmet III, Sadrazam Damat Ibrahim Pasa à son village natal en a fait bientôt une ville beaucoup plus importante que Ürgüp. Ce village de 18 maisons pendant l'enfance de Ibrahim Pasa se vit entouré de mosquées, fontaines, écoles, hospices, auberges, hamams et changea son nom en Nevsehir (ville nouvelle).

           L'œuvre de Damat Ibrahim Pasa
           L'une des oeuvres de Damat Ibrahim Pasa est la mosquée Kursunlu terminée en 1726. La mosquée avec son minaret de 44 m. de haut a trois portes et une cour. La mosquée a reçu son nom du dôme central qui est recouvert de plomb ( kursun ). D'une architecture élégante, l'intérieur de l'édifice est décoré de motifs floraux. La mosquée est entourée d'une médersa, d'une bibliothèque, d'un hospice et d'un hamam. Sur les hauteurs de la ville, les seldjoukides avaient construit une citadelle pour la sécurité des caravanes qui passait par la ville.
 
         DERINKUYU
 
         Derinkuyu se trouve à 30 K m de Nevsehir sur la route de Nevsehir-Nigde. La profondeur de cette ville est de plus ou moins 85 mètres. Derinkuyu possède tout ce dont une ville souterraine conçoit; étable, dépôt, cellier, réfectoire, église et cave où l'on pressait du raisin.

           De plus au deuxième étage, il y avait une école pour les missionnaires. Cette école assez grande avait une voûte en berceau sur son plafond, style très rare dans les villes souterraines. à gauche du salon, les ateliers de travail on été conçus. Après le troisième et le quatrième étage, on descend par des escaliers pour arriver à l'église et sa voûte en berceau. La cheminée d'aération qui est de 55 mètre de long était aussi utilisée pour arriver au puit. Certains puits n'avait aucun rapport avec l'extérieur pour éviter que les ennemis empoissonnent l'eau. Ouverte en 1965 au public, seulement 10% sont visitables.
 
          KAYMAKLI
 
          Elle se trouve à 20 K m de Nevsehir, sur la route Nevsehir-Nigde. Ouverte au public en 1964, elle est située juste en dessous de la citadelle Kaymakli d'où vient son nom. De l'ancien nom du village de Kaymakli, les villageois avaient construits leurs maisons juste tout près de l'entrée du tunnel menant à la ville souterraine. Les villageois utilisent encore certaines pièces comme dépôt et étable. La ville souterraine de Kaymakli est de plan et construction différente de la ville souterraine de Derinkuyu. Les passages souterrains étaient très bas. Seulement quatre étages ont été mis à jour et les pièces sont concentrées près des bouches d'aérations. Au premier étage se trouve les étables. Par une entrée pouvant être fermée par une pierre coulissante, on passe à la gauche de l'étable à l'église. Sur la gauche du corridor, des pièces pour la vie journalière avaient été aménagées s. L'église du deuxième étage est composée d'une nef et de deux absides. Devant l'abside, la pierre servant pour les baptêmes et des plate- formes utilisées comme sièges. À côté de l'église se trouve un cimetière ce qui incite à penser que les sépultures appartiendraient à des personnage attacher à l'église. Des pièces pour s'asseoir ont été retrouvées dans ce même étage. Le troisième étage, des celliers, des cuisines et des pièces où l'on fabriquait le vin ont été découverts. À cette étage trouver la pierre anthracite est assez intéressante. D'après les dernières études, le cuivre à été employé pour broyer. Comme cette pierre n'a pu être apportée de l'extérieur, on pense que lors de la construction, les habitants avaient choisi de la modeler pour l'utiliser. 57 trous de 10 cm de diamètre ont été creusés dans cette pierre. On broyait avec une sorte de tasse en cuivre. Système déjà utilisé à la période préhistorique.

           Le cuivre provenait d'une mine située entre Aksaray et Nevsehir (C'est le peuple de Asikli, l'une des plus vieilles tribus de la région de la Cappadoce qui ont été les premiers à utiliser le cuivre). Au quatrième étage, un nombre important de cave où l'on fabriquait le vin et de jarres entreposées montre que le peuple de cette ville souterraine avait une économie stable. Bien que l'on ait mis à jour seulement quatre étages, c'est l'une des plus grandes villes souterraines de la région. Si il faut prendre en compte le nombre de dépôt, il est certain que cette ville était très peuplée
 
Contact
 
In Pension
Çavuşin Avanos 50580 Nevsehir - Cappadocia / Turkey
Tel: +90 384 532 7070
Fax: +90 384 532 7195
Gsm: +90 532 616 3726
in@pensionincappadocia.com